Allergies : la solution de l‘hyposensibilisation

Chaque année, le nombre de personnes sujettes au rhume des foins au cours de leur vie augmente. Cette pathologie touche 10 à 20% de la population française, et peut être lourde de conséquences, en affectant les performances à l’école ou au travail par exemple.

La vitesse de développement des allergies au pollen dans l’organisme est généralement sous-estimée et la maladie, non anodine, doit faire l’objet d’un suivi médical. Tout d’abord, les allergènes se propagent au sein des voies respiratoires supérieures (nez, pharynx). Mais leur propagation ne s’arrête pas là ; ils peuvent atteindre les poumons et en modifier les cellules constituant leur surface. La rhinite peut alors dégénérer en asthme. Ce processus est appelé « changement d’étage ».

Actuellement, les chercheurs tentent de bloquer ce « changement d’étage » et de déterminer la dose exacte de l’hyposensibilisation, qui est selon l’Organisation mondiale de la Santé, l’unique traitement contre les allergies. L’objectif des scientifiques est de trouver la dose optimale afin de réduire ou d’éviter complètement les effets secondaires liés au traitement. L’hyposensibilisation, ou l’immunothérapie spécifique dans le jargon des spécialistes, expose l’organisme aux allergènes produits par la végétation. Le système immunitaire développe alors une tolérance à ces substances. Lorsque le traitement porte ses fruits, les patients ne connaissent plus de réactions excessives aux allergènes présents en pleine nature.

Il existe deux modalités pour l’immunothérapie : l’injection ou l'ingestion de substances.

Sources: ECARF, France info

Cependant, l’hyposensibilisation peine à s'imposer. En effet, le traitement dure entre trois et cinq années, avec souvent un succès modéré. C'est pourquoi, les laboratoires de recherche privilégient les méthodes préventives. 

Karen Bitter