Don d’organes : des protéines antigel pour la cryoconservation

Quand on veut transplanter un cœur ou un poumon, chaque minute compte : six heures après leur prélèvement, ces organes commencent à se détériorer. Il n’est pas possible de les geler parce que les cristaux de glace endommagent les cellules vivantes. Les organes sont donc conservés à environ 4°C ou reliés à des machines qui oxygènent le sang. Les chercheurs de l’université hébraïque de Jérusalem ont pour objectif d’améliorer la conservation de ces organes viables. Ils étudient l’utilisation de protéines antigel, celles que l’on trouve dans des poissons, plantes ou insectes qui doivent résister au grand froid et qui inhibent la formation des cristaux de glace. « Nous espérons que dans le futur, les organes pourront être conservés à une température négative durant plusieurs mois, » indique Ido Braslavsky (université de Jérusalem/ERC). De quoi augmenter les chances de réussite de l’opération et surtout d’avoir le temps de trouver un receveur adéquat.

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