La tragédie électronique : le film

« Pourquoi mon pays est-il la poubelle des pays développés ? », demande Mike Anane, journaliste environnemental, devant une des décharges illégales de déchets électriques et électroniques les plus célèbres au monde, à Agbogbloshie, dans la banlieue d’Accra, la capitale du Ghana. C’est le point de départ de l'enquête qui a conduit Cosima Dannoritzer autour du monde, de l’Afrique à l’Europe, et de l’Amérique du Nord à l’Asie.

Chaque année, environ 50 millions de tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques sont jetés. On estime que dans le monde développé, environ 75% de ces déchets disparaissent des circuits officiels de retraitement. Une grande partie est exportée illégalement, vers des décharges clandestines en Afrique (Ghana, Nigeria…) ou en Asie (Chine, Inde, Pakistan, Bengladesh…), ou encore en Amérique du Sud.

Pourquoi détourner des déchets électroniques ? Parce qu’il est assez facile d’en tirer profit, à petite ou grande échelle. Les “e-déchets” contiennent des matériaux tels que l'or, le cuivre et le palladium qui les rendent très précieux sur les marchés parallèles; attirant toute sorte de trafiquants locaux, mais aussi la criminalité organisée à l’échelle internationale.

"La tragédie électronique", un documentaire de Cosima Dannoritzer (France - Espagne, 2014, 86 min.). A voir et à revoir également en VOD dans la boutique ARTE.