Le mouvement est vital

Le mouvement – Les muscles, l’endurance, la coordination

L’être humain est programmé pour être en mouvement. S’il ne bouge pas suffisamment, le squelette, les muscles et les organes internes ne sont pas suffisamment oxygénés ni alimentés. Dès lors, notre organisme dégénère, lentement mais sûrement.

Né pour marcher

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L’un des grands problèmes de notre temps est que les humains sont trop souvent assis et ne bougent pas assez. Aujourd’hui, nous sommes trois fois moins en mouvement qu’il y a un siècle. De ce fait, notre santé est plus fragile et nous récupérons plus difficilement.

Pourtant, il est un fait que l’homme est « né pour courir ». Pour nos lointains ancêtres, avoir une bonne capacité de mouvement était vital, et ce à double titre. D’une part, ils devaient se protéger de leurs ennemis et des prédateurs ; de l’autre, la chasse exigeait agilité et rapidité. Pour survivre, il fallait donc être « sportif ».

L’homme moderne a gaspillé cet héritage de l’évolution parce que ses ennemis naturels ont disparu et qu’aujourd’hui, la quête de nourriture se limite à se rendre au supermarché. En Occident du moins, la grande majorité de la population n’effectue plus un travail de force, et ceux qui ne pratiquent pas d’activité physique régulière, au minimum se promener, connaissent des problèmes. En effet, notre organisme a besoin de mouvement sinon, il se dégrade.

Les muscles

Les os stabilisent notre organisme et lui donnent sa stature. Notre squelette résiste à des contraintes et sollicitations extrêmes. Sa souplesse est due à la présence d’articulations et de tendons, et la musculature est mue par les muscles. Ils constituent le moteur qui nous met en mouvement.

Chaque muscle se compose d’une multitude de fibres, qui sont organisées en faisceaux. Les fibres musculaires sont composées de cellules musculaires ou myocytes, qui abritent la centrale énergétique des muscles. Sous l’effet de substances biochimiques, les cellules musculaires se contractent et se relâchent. Le muscle tire sa force de la contraction d’une multitude de myocytes. « L’union fait la force », cette maxime est particulièrement vraie pour l’appareil moteur, dont le bon fonctionnement est tributaire de l’interaction entre des dizaines de milliers de cellules.

Malheureusement, seul un quart de l’énergie transmise aux muscles est convertie en énergie mécanique, les 75 % restants étant transformés en chaleur. Si l’on compare un muscle à une machine, son rendement est relativement modeste. Les performances que l’homme est capable d’atteindre dans ces conditions sont d’autant plus surprenantes.

Des performances spectaculaires

En s’entraînant régulièrement, les athlètes renforcent sensiblement leurs os et leurs muscles, ce qui leur permet de réaliser des performances étonnantes. Les sportifs de compétition prouvent que l’être humain est par nature une machine puissante et agile. Ainsi, un coureur peut atteindre 40 km/h au 100 mètres, et la vitesse moyenne d’un marathonien avoisine les 20 km/h. Dans le cadre de l’Ironman, l’épreuve de triathlon qui se déroule tous les ans à Hawaï, les sportifs sont à l’œuvre pendant plus de huit heures d’affilée, enchaînant 3 épreuves : 3,6 km à la nage, 180 km à vélo plus un marathon de 42 km. Certains triathlètes tiennent même plusieurs jours d’affilée à ce rythme.

De combien de sport un être humain a-t-il besoin ?

Il ne fait aucun doute que le sport est bon pour la santé, mais sans excès. Tout le monde n’est pas fait pour la compétition ; d’ailleurs, cette pratique n’est pas bonne pour la santé. Interrogé sur le secret de sa bonne condition physique, Winston Churchill a répondu « No sports ».

Les spécialistes du sport sont les mieux placés pour répondre à cette question. Ils préconisent de pratiquer une activité physique régulière pour garder la forme jusqu’à un âge avancé. Car plus un organe est stimulé, plus il est performant. Et ce, même si on commence le sport tardivement. Avoir 40 ans pendant 20 ans, abaisser au maximum son âge biologique, tel est l’objectif. Et il peut être atteint grâce à deux à trois heures de sport par semaine, que ce soit en marchant, en nageant ou en pratiquant le cyclisme. Ceux qui connaissent les limites de leur corps et les acceptent, qui pratiquent une activité sportive modérée mais régulière gagnent beaucoup en termes de bien-être.

Harald Brenner, 29 avril 2014 (en allemand - planet wissen)