Les essais cliniques, un jeu dangereux ?

Un essai clinique est une phase d’expérimentation que suit traditionnellement la recherche fondamentale dans le domaine médical. Le laboratoire, après test en laboratoire sur animaux, dépose une demande auprès de  l’AFSSAPS (Agence de Sécurité sanitaire des Produits de Santé) et d’un Comité d’éthique indépendant. Une fois obtenue leur approbation, on peut commencer l’essai. C’est l’ultime étape avant la commercialisation d’un produit fini.

Il consiste en différentes phases durant lesquelles les volontaires sont encadrés par un service médical complet dans un centre d’investigation clinique.

Phase I : Elle est constituée de peu de personnes volontaires (quelques dizaines) et sert à établir la tolérance d’une nouvelle molécule et  la dose idéale recommandée.

Phase II : L’essai est mené sur des patients malades dans le but de vérifier l’efficacité du traitement et la posologie idéale recommandée.

Phase III : L’essai est mené sur une large population variée et vise à vérifier l’efficacité du médicament vis-à-vis d’un produit déjà établit ou d’un placébo. Suite à cette phase, le produit peut être commercialisé mais continuera à subir des tests tout au long de sa commercialisation.

La vidéo suivante revient sur les différentes étapes à l'Institut Curie :

La participation à un essai clinique se fait sur la base du volontariat, avec obligation pour les compagnies d’informer les volontaires de toutes les étapes et les risques encourus lors de cette procédure. Même ainsi, le volontaire peut se retirer de l’essai à chaque instant. Les laboratoires pharmaceutiques proposent souvent des compensations pouvant aller de 50 à 1500 euros pour chaque série d’essais, ce qui explique leurs succès notamment auprès des étudiants ou des retraités.

Quels sont les risques encourus ? La mort récente d’un patient lors d’un essai thérapeutique à Rennes pose la question de manière accrûe. Selon la ministre française de la santé,  Marisol Touraine, l'accident ne remet aucunement en cause cette pratique. Pourtant, ce genre d’incident n’est pas sans précédent. Déjà en 2006, en Angleterre, un évènement similaire avait eu lieu, qui questionnait la sécurité du procédé. Le laboratoire mis en cause à Rennes propose de revoir ses critères de sécurité