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Du répit pour les abeilles ?

Dernière mise à jour: 28 Août 2014

Lueur d'espoir pour les abeilles. Anticipant la publication d'un rapport accablant sur la responsabilité de certains pesticides dans la disparition massive des abeilles, la Maison Blanche a ordonné par décret une évaluation de leur impact. Au centre de la controverse sur la disparition des abeilles : les pesticides, notamment les néonicotinoïdes. Et il y a urgence. Alors que l'administration de Barack Obama exigeait que des mesures soient prises dans les 180 jours - selon les résultats de l'évaluation - l'Europe interdisait à titre provisoire trois pesticides utilisés dans l'agriculture. Cette prise de conscience parviendra-t-elle à sauver les abeilles et autres pollinisateurs ?

Le mystère de la disparition des abeilles

Aujourd’hui, un tiers de notre nourriture dépend directement de l’abeille, le pollinisateur agricole le plus important de notre planète. Or, depuis plusieurs années, des millions d’abeilles disparaissent mystérieusement. Pourquoi ? Serons-nous capables de faire face à cette catastrophe annoncée ? Enquête sur un désastre écologique mondial.

Documentaire de Mark Daniels (France,Canada 2010, 1h30mn)


Les pouvoirs publics enfin décidés à agir ?

Les rapports qui mettent en cause le recours massif à certains pesticides - notamment les néonicotoïdes - se suivent et se ressemblent. Jusque-là sans réponses probantes de la part des pouvoirs publics. Mais, après des années de passivité, les autorités compétentes seraient-elles en train de changer de cap face à la disparition des abeilles ?

Un dernier rapport accablant

Fin juin, le Groupe de travail sur les pesticides systémiques (TFSP, pour Task Force on Systemic Pesticides) a rendu public un nouveau rapport à charge sur les effets dévastateurs de certains pesticides. Il synthétise quelque 800 études publiées dans la littérature savante sur les insecticides utilisés dans l'agriculture. Ses conclusions sont accablantes.

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Quatre années de travail, une cinquantaine de scientifiques de quinze nationalités - pour la plupart universitaires ou chercheurs au sein d'organismes publics - et une conclusion : " Les preuves sont très claires. Nous assistons à une menace pour la productivité de notre environnement agricole et naturel, a confié Jean-Marc Bonmatin (CNRS), membre du TFSP au monde.fr Loin de sécuriser la production alimentaire, l'utilisation des néonicotinoïdes met en péril les pollinisateurs qui la rendent possible." Cette " contamination à large échelle " de l'environnement est, selon le TFSP, un " élément déterminant " dans le déclin des abeilles et joue un rôle " irréfutable " dans celui des bourdons, rapporte encore le site d'information.

Des signaux encourageants

Anticipant la publication du rapport du TFSP, les États-Unis, où le déclin des populations d'abeilles est préoccupant, a envoyé un premier signal positif. L'administration de Barack Obama a en effet demandé à l'Agence de protection de l'Environnement d'évaluer l'effet des pesticides, y compris des néonicotinoïdes, sur la santé des abeilles et autres pollinisateurs. Elle demande de prendre des mesures, le cas échéant, dans un délais de 180 jours, rapporte le site Sciences et Avenir.

Côté européen, la Commission avait, en avril, décidé de suspendre à titre provisoire l’utilisation de trois pesticides potentiellement mortels pour les abeilles - le clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame – pour une durée de deux ans, à compter du 1er juillet 2013. Ces trois molécules, classées comme néonicotinoïdes, sont par exemple présentes dans le pesticide baptisé " Cruiser ", utilisé notamment dans la culture du maïs, du colza, et du coton : une première victoire pour les défenseurs d’abeilles en Europe.

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Epilobee, les abeilles meurent dans toute l’Europe

Le projet « EPILOBEE » constitue la première surveillance épidémiologique de la mortalité des colonies d’abeilles domestiques. Initiée en Europe en 2011 sur commande de la Commission Européenne, les premiers résultats provenant des 17 pays européens participants viennent d’être communiqués et montrent une grande variabilité des taux de mortalité en fonction des zones géographiques en Europe.

Lisez l'intégralité de l'article sur le site de natura-sciences.com

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Mortalité des abeilles : la décision de justice

Avril 2014 - Non-lieu pour Bayer dans l'enquête sur le Gaucho. L'Union nationale de l'apiculture française (Unaf), partie civile, a fait appel de ce non-lieu... Lire L'article

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Tout sur les abeilles

Comment fait-on le miel ? Quelle est la différence entre une abeille et une guêpe ? Vous trouverez les réponses à ces questions dans le dossier "Tout sur les abeilles" concocté par notre partenaire RTSdécouverte, avec en prime un quiz, un lexique et de nombreux liens utiles.

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Des puces RFID au secours des abeilles ?

De notre partenaire Universcience.tv

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Défense des abeilles : une première victoire

 Le 28 avril dernier, la Commission européenne a décidé de suspendre à titre provisoire l’utilisation de trois pesticides potentiellement mortels pour les abeilles - le clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame – pour une durée de deux ans, à compter du 1er juillet 2013. Ces trois molécules, classées comme "néonicotinoïdes" (classe d’insecticides agissant sur le système nerveux central des insectes), sont par exemple présentes dans le pesticide baptisé "Cruiser", utilisé notamment dans la culture du maïs, du colza, et du coton : une première victoire pour les défenseurs d’abeilles.

Les insecticides et engrais utilisés à la fois par les agriculteurs et les particuliers dans les champs comme les jardins peuvent nuire sensiblement à la santé des abeilles. L’analyse de résidus de pollen et de miel contenus dans les ruches d’abeilles a permis à certains chercheurs de révéler la présence de pas moins de 170 produits chimiques différents. Plusieurs études ont ainsi démontré que le contact avec les pesticides avait tendance à affaiblir les abeilles, allant jusqu'à priver celles-ci de leur sens de l’orientation. Les néonicotinoïdes agiraient ainsi sur le système nerveux des abeilles de telle façon que celles-ci ne retrouveraient plus le chemin menant à leur ruche. Les défenseurs d’abeilles dénoncent en outre l’insuffisance des contrôles effectués sur les produits phytosanitaires préalablement à leur commercialisation. L’Autorité européenne de sécurité des aliments, l’EFSA (pour European Food Safety Authority) avait même souligné, dès juillet 2012, que ni les « conséquences d’une utilisation périodique et prolongée » [de ces substances], « ni les conséquences de [leur inhalation], ainsi que les conséquences sur les larves » n’avaient fait l’objet de recherches en laboratoire. L'EFSA travaille toutefois d’ores et déjà au développement de nouvelles directives relatives aux procédures d'essai des produits phytopharmaceutiques en vue de protéger les pollinisateurs et les abeilles.


La disparition des abeilles : et après ?

A elles seules, les abeilles sont responsables de 80% de la pollinisation des espèces de plantes. Leur disparition serait un coup dur pour tout notre environnement, mais aussi pour l’agriculture. Quelles sont les alternatives ? Des chercheurs s’intéressent aux autres modes de pollinisation.

 

Dans la nature, les plantes ont besoin d’un intermédiaire pour se reproduire : un pollinisateur, dont le rôle va être d’amener le pollen de la fleur mâle au pistil de la fleur femelle. Si le vent (ou la pluie) peuvent jouer les entremetteurs, une large partie du travail est assuré par des insectes. Les plantes, que l’on appelle entomophiles, font tout pour attirer les animaux avec de belles couleurs, un nectar ou un parfum séduisants.

Parmi les insectes jouant les pollinisateurs, on trouve les guêpes, les mouches, les papillons ou encore les scarabées. Mais la grosse partie du travail est assurée par les abeilles domestiques (que l’on appelle également Apis Mellifera). Qu’elles soient sauvages ou domestiques, l’INRA estime que les abeilles sont responsables de la pollinisation de 80% des espèces de plantes à fleurs. En France, selon une récente étude de Bernard Vaissière (INRA) et Fabrice Allier (ITSAP), la valeur monétaire de l’activité pollinisatrice des abeilles pour l’agriculture atteint 2,8 milliards d’euros, principalement dans les cultures arboricoles, les jardins et les potagers.

 

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C’est en allant se nourrir, en butinant le nectar des plantes, que les abeilles participent à la reproduction des espèces. Leur corps est en effet recouvert de poils qui ramassent une quantité importante de pollens. En volant de fleurs en fleurs, elles vont ainsi le transporter et l’apporter au pistil correspondant.

40% de notre alimentation dépend des abeilles

Ce type de pollinisation concerne par exemple le colza ou le sarrasin, la pomme, le melon, les carottes, les salades ou les oignons. Concernant les fraises, on estime ainsi que les abeilles sont responsables de 85 à 90% de la production. Au total, 40% de notre alimentation dépendrait de l’insecte. Moins d’abeilles voudrait donc dire moins de fruits et de légumes. Mais aussi des fruits et légumes plus petits.

Moins de pollinisateurs risque aussi de vouloir dire à terme moins d’espèces de fleurs et moins de plantes tout court. Les abeilles jouent un rôle dans la dispersion des fleurs dans les champs. Sans elles, la diversité florale de notre paysage se réduirait. Aujourd’hui, Fabrice Allier (ITSAP) estime que les besoins en pollinisation en France sont compris entre 1 950 000 colonies et 9 900 000 colonies (suivant les projections). Or, en 2009, 1 340 000 colonies ont été déclarées par les apiculteurs.

Miser sur les autres pollinisateurs

Bien sûr, il existe d’autres insectes pollinisateurs. A défaut de faire venir des ruches de pollinisation dans les champs, certains agriculteurs achètent aujourd’hui des bourdons, les Bombus terrestris, qui pollinisent notamment les plans de tomates. “L’atout des bourdons, c’est qu’ils ont une plus faible mortalité, note Fabrice Allier, coordinateur pollinisation et ressources à l’IFSAP. http://www.itsap.asso.fr/ En plus, les bourdons sortent dans des conditions météorologiques moins favorables que les abeilles. Mais c’est du jetable : une fois mis dans les champs, personne ne s’occupe d’eux et les colonies n’ont pas forcément de reine.” Les agriculteurs devront donc racheter chaque année des bourdons ou des mouches, dont certaines espèces peuvent jouer le même rôle.

Attirer les abeilles sauvages

Autre piste : attirer les abeilles sauvages. Celles-ci, moins nombreuses que les domestiques, jouent également un rôle pollinisateur, souvent pour des espèces bien spécifiques. “Le problème c’est qu’elles sont en général solitaires, et liées à certaines espèces de plantes, donc dépendantes d’un milieu”, explique Fabrice Allier. “Elles peuvent avoir un rôle dès lors que l’environnement leur est propice, avec une diversité et une abondance de fleurs”. Mais l’abeille sauvage, travaillant seule, est moins sensible aux grandes étendues et aura surtout tendance à butiner aux extrémités des champs. Les agriculteurs font donc désormais davantage d’efforts pour les attirer.

Jouer les pollinisateurs

Mais l’homme peut aussi jouer lui-même le pollinisateur. C’est ce qui est notamment pratiqué pour la vanille. Dans le Sichuan, en Chine, après la disparition des abeilles, ce sont des ouvriers qui ont repris leur tâche difficile, en pollinisant, fleur par fleur, les arbres fruitiers. Un travail harassant et surtout très coûteux pour les propriétaires de champs. Il faut d’abord recueillir le pollen sur les plantes mâles, puis, après séchage, le frotter grâce à un petit plumeau, sur les plantes femelles. Inimaginable en Europe au vu du coût de la main d'oeuvre.

A l’avenir, un robot-abeille ?

Au Royaume-Uni, les universités de Sheffield et du Sussex travaillent actuellement sur le projet “Green brain”, http://www.shef.ac.uk/news/nr/green-brain-honey-bee-model-sheffield-univ... la création d’un robot abeille, capable de voir et de sentir. “Nous sommes en train d’implanter notre modèle de cerveau d’abeille dans un grand robot volant, explique le Dr. James Marshall, responsable des recherches. “Au bout de nos trois ans de recherches, nous espérons qu’il pourra reproduire certains aspects du comportement cognitif sophistiqué mis en oeuvre par les abeilles, tout comme des concepts d’apprentissage, incluant l’idée ‘d’identique’ et de ‘différent’”. Le robot, plus grand qu’une abeille, pour le moment, est équipé de caméra qui devraient lui permettre d’identifier les couleurs et de distinguer ainsi les fleurs.

“La pollinisation par le robot est certainement un des buts du projet Robobees, poursuit le Dr. James Marshall. Nous sommes en train d’essayer de comprendre comment un si petit - et relativement simple - cerveau peut donner naissance à un comportement cognitif aussi sophistiqué. Mais cela devrait aussi nous permettre d’avancer dans l’intelligence artificiel et le controle des robots, avec des modèles qui devraient être en mesure d’agir et d’apprendre de façon autonome”.

Reste évidemment que le travail réalisé par les abeilles est énorme et difficile à suppléer. Les robots ne sont donc qu’une piste, peu réaliste pour le moment, pour remplacer les butineuses. Si les abeilles disparaissent, l’homme sera peut-être contraint à se diriger vers les espèces qui se produisent de façon spontanée, sans fécondation, comme les bananes, par exemple.

Par Oriane Raffin


La fin inéluctable des abeilles ? - Le débat

De notre partenaire Universcience.tv

<a href="http://www.universcience.tv/video-la-fin-ineluctable-des-abeilles-o-3780.html" title="La fin inéluctable des abeilles ?"><img alt="La fin inéluctable des abeilles ?" src="http://www.universcience.tv/ressources/media/photo-3780-la-fin-ineluctable-des-abeilles-o.html" /></a>

Avec Cédric Alaux, spécialiste du déclin des abeilles (Inra, Avignon), et Olivier Belval, président de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf).

Débat chapitré en 3 parties.


Des abeilles en ville ?

Le développement de l’apiculture en ville atteste d’un fait désormais établi : les abeilles y trouvent un environnement propice à leur développement. Des températures plus élevées qu’à la campagne, comme la présence d’une plus grande diversité d’espèces végétales qu’en milieu rural permettent, paradoxalement, aux abeilles de bénéficier de meilleures conditions de vie dans nos villes. Résultat : de plus en plus d’urbains se lancent dans l’apiculture, avec, bien souvent, un meilleur rendement que les apiculteurs agissant en milieu rural. L’avenir de la ruche se trouverait-il sur nos toits ?

C’est du moins ce que pensent plusieurs associations et collectifs spécialisés dans la sauvegarde des abeilles, à l’instar du collectif d'apiculteurs Une ruche sur le toit, qui propose aux particuliers et aux entreprises de parrainer des ruches, ou même d’en installer dans son jardin. Sylvain Toussaint, un des membres du collectif, y voit une façon de sensibiliser le public aux difficultés liées au métier d’apiculteur. Lancé il y a trois ans, le collectif touche une quinzaine d'entreprises et reçoit le parrainage d'une quinzaine de particuliers. Chaque année, pas moins de 3 à 4 personnes se laissent séduire par les abeilles, au point de devenir apiculteurs amateurs.  De la même manière, le projet allemand « Die Bienenkiste » (littéralement « La boîte à abeilles »), initiative de l’association sans but lucratif hambourgeoise Mellifera e.V., propose aux « néo-apiculteurs » une multitude de conseils simples sur les méthodes d’élevage des abeilles et d’entretien des ruches.

Sans aller jusqu'à héberger des abeilles sur son propre toit ou dans son jardin, des actions simples peuvent être mises en œuvre pour contribuer, à son échelle, à la sauvegarde des abeilles. A commencer par bannir insecticides ou herbicides de ses habitudes. Ensuite, les jardiniers amateurs pourront favoriser la culture des plantes « mellifères » (substances récoltées par les insectes butineurs pour être transformées en miel), comme le thym, la lavande, la verveine, le muscari, les ronces, ou encore l'aubépine : la liste est longue,  et la diversité appréciée par les butineuses. Enfin, le jardinier précautionneux veillera à laisser aux abeilles sauvages des abris (tas de bois, par exemple), ces endroits étant particulièrement appréciés par les butineuses pour la ponte. Nul besoin, donc, d’être à Versailles pour contribuer à la sauvegarde des abeilles.


Causes de la disparition des abeilles

La disparition massive et inexpliquée des abeilles domestiques porte un nom : le Syndrome d'effondrement des colonies d’abeilles, ou encore CCD (pour « colony collapse disorder »). Le terme « CCD » vise à décrire les cas où les butineuses ne rentrent plus dans leurs ruches et où des colonies entières sont décimées, sans que les apiculteurs ne retrouvent de cadavres. Depuis une cinquantaine d’années, en Europe, le phénomène va croissant. Les Etats-Unis sont encore davantage touchés.

Quant aux causes, elles restent encore mal connues. Apiculteurs et chercheurs ont toutefois identifié qu’il s’agirait d'une combinaison de plusieurs facteurs affaiblissant les abeilles. Pesticides et engrais utilisés par les agriculteurs ou les particuliers, dans leurs jardins, auraient ainsi un impact conséquent sur la santé des abeilles. Sont également en cause les champignons, l’augmentation des monocultures en milieu rural, ou encore l’action d’insectes exogènes, comme le frelon asiatique.

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